Réunion avec nos collègues internationaux

Le 10 janvier 2017, des représentants des systèmes correctionnels du monde entier se sont réunis à Ottawa pour discuter de leurs réussites et leurs défis dans leurs établissements respectifs. Ce symposium, organisé par le commissaire Don Head, a permis aux cadres supérieurs des services correctionnels d’échanger des idées, de surmonter les obstacles et d’encourager la communication de l’information. Il a duré deux jours, et tous les pays participants s’y sont exprimés, donnant des anecdotes sur des réalisations personnelles et sur des obstacles. Les dix pays participants étaient le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Japon, Hong Kong, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Namibie, la Suède et les États-Unis.
 

Les représentants des services correctionnels ont discuté d’un éventail de sujets au cours du symposium, dont la gestion de la population, les différentes utilisations des technologies, la détection d’objets interdits et bien plus. Les conférenciers ont parlé de façons novatrices d’améliorer les opérations de leurs établissements et de leurs réussites. Au sujet des technologies, les représentants de la Nouvelle-Zélande ont décrit en détail leur utilisation des caméras corporelles pour les agents correctionnels (CX). Ils ont dit que, la première année, ils ont constaté une réduction substantielle des voies de faites graves commises à l’encontre du personnel par les prisonniers. Par rapport au contrôle des objets interdits, la discussion a porté sur la comparaison du rôle joué par les technologies dans la détection d’objets interdits avec les fouilles traditionnelles effectuées par des membres du personnel des services correctionnels bien formés et dévoués.
 

Parmi les défis courants observés dans les dix pays, on retrouve l’utilisation du téléphone cellulaire par les prisonniers, les drogues introduites illégalement et les drones. Les drones représentent une menace, parce qu’ils ont non seulement la capacité de s’introduire sur le terrain des établissements correctionnels, mais ils peuvent même laisser tomber des objets interdits à l’intérieur à l’intention de détenus. Bien que cette nouvelle technologie puisse avoir un impact négatif sur les opérations d’un établissement correctionnel, le commissaire Don Head a dit que son utilisation présente un avantage. Par exemple, on pourrait utiliser un drone pour surveiller les interventions des membres du personnel pendant un incident à l’intérieur d’un établissement ou pour recueillir des renseignements avant d’envoyer des membres du personnel pour intervenir dans un cas d’intrusion du périmètre ou d’évasion. Un représentant de la Namibie a aussi exprimé sa préoccupation grandissante au sujet de la corruption des membres du personnel et du fait que des agents passent des objets interdits à des détenus. Pour combattre ce problème, les Services correctionnels de la Namibie prévoient renforcer leurs fouilles régulières des agents et collaborer avec les services de police pour que ceux-ci mènent des fouilles occasionnelles à l’aide de chiens entraînés pour cela.
 

Le symposium de deux jours s’est conclu par la signature d’un protocole d’entente renouvelé entre le Service correctionnel du Canada et les Services correctionnels de Hong Kong qui favorise l’échange des pratiques exemplaires et des renseignements qui peuvent aider l’une ou l’autre des parties à trouver une solution aux problèmes et aux préoccupations qu’elles ont en commun. Les participants de tous les pays présents ont exprimé leur gratitude d’avoir été invités à l’événement et ont dit qu’ils avaient hâte à la prochaine réunion.


Le jour suivant, les délégués sont allés à Kinston, en Ontario, où ils ont pu visiter les unités à sécurité maximale, moyenne et minimale de l’Établissement de Collins Bay ainsi que le Centre correctionnel communautaire Henry Traill, et ils ont pu voir par eux‑mêmes les services correctionnels du Canada à l’œuvre. 

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