Succès! Le SCC implante la formation axée sur les besoins des femmes incarcérées au Libéria

À l’échelle internationale, comment devrions-nous répondre aux besoins particuliers des délinquantes étant donné que ces dernières ne représentent que de 2 % à 9 % de la population carcérale? 
 

Il n’existe peut-être pas de solution universelle, mais le SCC peut partager son expertise avec les autres intervenants du milieu.

 

Les droits des femmes sont importants partout dans le monde, mais il est crucial de tenir compte de leurs besoins dans les environnements correctionnels où elles sont particulièrement vulnérables, et tout spécialement dans les zones de conflit. C’est la raison pour laquelle le SCC a lancé un cours pilote de formation axée sur les besoins des femmes incarcérées. Deux spécialistes des délinquantes du SCC en ont récemment dirigé l’élaboration en s’employant à répondre aux besoins particuliers des délinquantes à l’échelle internationale.  


Cela est d’autant plus pertinent que le Canada est le président actuel du Groupe des Amis du système pénitentiare dans les opérations de la paix (GdA) au sein des Nations Unies. Dans ce rôle de président, nous nous sommes employés à mettre en place une formation axée sur les besoins des femmes incarcérées qui : 1) suivrait les Règles des Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition de mesures non privatives de liberté aux délinquantes (Règles de Bangkok), 2) serait applicable à l’échelle internationale et 3) mettrait l’accent sur les zones ayant connu des conflits ou étant touchées par des opérations de maintien de la paix, où les femmes sont particulièrement vulnérables.   


L’une des principales priorités a consisté à bien expliquer – de façon à ce que tous soient sur la même longueur d’onde – comment nous pouvons améliorer les conditions d’emprisonnement pour les femmes en comprenant et en reconnaissant que l’expérience vécue par une femme en situation de conflit et en prison est très différente de celle vécue par un homme. Les besoins particuliers des femmes et les défis auxquels elles sont confrontées sont bien souvent négligés dans les prisons de partout dans le monde, ce qui peut exposer les femmes à des vulnérabilités additionnelles. 


La formation pilote, offerte à Monrovia, au Libéria, en décembre 2016, a remporté un vif succès. L’une des raisons de ce succès est la façon dont la formation a été élaborée. Pour assurer que la formation serait pertinente dans l’ensemble de la communauté internationale des services correctionnels, on l’a élaborée suivant une approche fondée sur une vaste collaboration. Au nombre des principaux partenaires ayant pris part à l’élaboration de la formation figuraient le service des prisons et de la probation de la Suède, le service des prisons du Nigeria, les services correctionnels sénégalais, Penal Reform International, l’association des services correctionnels des femmes d’Afrique et le Département des opérations de maintien de la paix (dont des membres de certaines opérations de maintien de la paix).


Les participants et observateurs du cours pilote comprenaient le Bureau des services correctionnels du Libéria, le Bureau des services correctionnels du Rwanda, le Service des prisons et de la probation de la Suède, le Service correctionnel du Canada, la mission des Nations Unies au Libéria, Femmes des Nations Unies, le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies – Justice et services correctionnels, et le Programme des Nations Unies pour le développement. 


Le SCC prévoit offrir des séances de formation des formateurs au cours de l’exercice à venir. Félicitations à toute l’équipe pour le travail formidable qu’elle a accompli!


CSC plans to deliver train the trainer sessions in the upcoming fiscal year. Great work to everyone involved!

 

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